Chemin du patrimoine n° 3
De source en source
Circuit à la découverte des lieux-dits et de leur histoire.
Les tombes remarquables
Au IVe siècle dans les campagnes, commence à apparaître des cimetières autour des églises. Les morts, alors enterrés là, pouvaient bénéficier en même temps que les vivants, des grâces de la messe et des prières qui s’y disaient et de la protection des saints honorés dans le sanctuaire.
La plus ancienne tombe connue du cimetière de Plappeville abrite le corps de l’abbé Sollier, prêtre ex bénédictin de la congrégation de Saint-Maure décédé au village chez son frère en 1807 à l’âge de 46 ans.
D’autres prêtres ayant également officié dans la paroisse sont enterrés dans le cimetière :
Abbé Valentin Schmidt, curé de 1822 à 1862
le long de l’église, sur la gauche
Abbé Rohmer, curé de 1937 à 1951
le long du mur avec le nouveau cimetière
Abbé Jean Varoqui curé de 1958 à 1990
derrière l’église, le long du mur du sentier
Tombe des sœurs du pauvre enfant Jésus (du Foyer Saint-Michel, ancienne orphelinat)
derrière l’église le long du monument aux Morts
Le cimetière possède un « carré militaire » dans lequel sont inhumées les victimes de la guerre de 1870, notamment celles de l’explosion au fort de Plappeville du 21 novembre.
En 1975, l’administration des Anciens Combattants autorise le relèvement des tombes militaires isolées et fait enterrer les ossements dans cet emplacement.
Dans l’ancien et le nouveau cimetière, on peut également y trouver les tombes de :
Albert Thiam
dans le nouveau cimetière, 1ère rangée à droite
Le Général Herzfeld
au fond de l’ancien cimetière
Le Chanoine Victor Schmitt, fondateur du centre de réadaptation
le long du mur avec le nouveau cimetière
Moulin, faubourg Saint-Nicolas
En 1622 se trouvait à Plappeville, un moulin construit par le dit Mauquaire à l’angle des actuelles rues du Petit Clos et du Général de Gaulle.
Entre 1900 et 1910, le quartier faubourg Saint-Nicolas sort de terre, il débute à cette intersection et se prolonge jusqu’à la sortie du village vers Metz (qui se situait au niveau de la salle polyvalente). L’entrepreneur, Nicolas Bonvier y construisit plusieurs maisons au style facilement reconnaissable.
Le ruisseau des Marivaux, à ciel ouvert, traversait des propriétés privées, puis longeait la partie basse de la rue du Petit Clos et la rue du Général de Gaulle jusqu’à la rue de la Momène où il passait sous la rue pour continuer son parcours jusqu’au ruisseau de Woippy après être passé le long de la rue du Breuil et avoir traversé la propriété du Château Lavaux.
Le parc d’Arros
Vers le milieu du XVIIIe siècle, un descendant de la famille Arros, illustre famille du sud-ouest, achetait à Plappeville, une propriété qu’il faisait en partie reconstruire. Celle-ci fut revendue avant le décès de Charles d’Arros en 1813.
Le domaine appartiendra successivement à Georges de Chelaincourt, Joseph-Ernest de Bouteiller, le Prince de Hanau, François Klewitz pour enfin être acquise par la Congrégation du Pauvre Enfant Jésus en 1896.
Les religieuses y fondent dès le 21 juin 1897, un orphelinat. La propriété comprend : un bâtiment assez vaste dit le « château », des écuries (le long de la ruelle Saint-Michel), un beau parc avec deux bassins, un potager (situé à l’emplacement actuel des maisons de la rue du Breuil) et quelques champs (aujourd’hui parc du Breuil).
En 1955, un bâtiment semi-scolaire est inauguré. Situé sur l’aire de jeux actuelle, il se composait d’une salle des fêtes et de gymnastique, des salles de cours, des dortoirs et des cuisines destinées à la section ménagère. Les jeunes filles du village y venaient donner des représentations théâtrales.
En 1958, un nouveau bâtiment est construit, il est destiné aux « petits » et à l’infirmerie (maintenant école maternelle).
Une extension du château est construite en 1971 pour y abriter la nouvelle chapelle, c’est le salon d’honneur actuel.
Le dernier enfant a quitté l’orphelinat Saint-Michel en 1981. Les religieuses y sont encore restées jusqu’en 1985, date à laquelle elles s’installent au n°15 rue Paul Ferry. Dès lors, la propriété reste inoccupée et les bâtiments sont vandalisés et pillés. Seule, la chapelle est épargnée. En 1990, le conseil municipal décide d’acquérir le château qui deviendra la mairie.
L’aile arrière a été entièrement détruite et reconstruite sur la même emprise pour permettre la création de 40 logements. Parmi les autres bâtiments, seul l’infirmerie est conservée. Le parc est alors ouvert au public.
L’école maternelle
Le bâtiment originel a été construit dans le parc d’Arros en 1958 afin de créer un espace destiné aux petits et une infirmerie pour compléter l’orphelinat géré par les Sœurs du Pauvre Enfant Jésus.
En 1992, le conseil municipal décide de l’aménager en école maternelle et en restaurant scolaire. Un étage est ajouté sur une partie du bâtiment qui accueille la salle de jeux ainsi que la bibliothèque. Cette école a été baptisée « Les Séquoias » en raison de la présence de séquoias dans le parc.
Cette essence aurait été rapportée pendant l’Annexion par Georges Weis, entrepreneur, qui a construit une ferme modèle à Lessy : la ferme Saint-Georges.
La religieuse et les deux orphelins
Deux sculptures figuraient initialement à proximité du bâtiment semi-scolaire. Lors de la destruction de ce dernier, « la Religieuse et les deux orphelins » a été récupérée et replacée contre le mur face à l’entrée du salon d’honneur. L’autre statue, « la Vierge et l’enfant » a trouvé sa place dans le parc du Carmel de Plappeville.
Maison Herzfeld
Elle se situe au 30 rue de Lorry ; elle est reconnaissable aux initiales en fer forgé encore visibles aujourd’hui sur la porte d’entrée.
Robert Herzfeld, colonel de l’Armée allemande, a habité cette maison pendant l’Annexion. D’après Victor Robert, « Il ne ressemblait en rien à ces Prussiens arrogants à la cravache et au monocle. Comme la plupart des bonnes familles allemandes de cette époque, il s’exprimait en un français très correct ».
Il aimait profondément la Lorraine et plus particulièrement Plappeville ; au point que, mort en Allemagne en 1920, il avait désiré se faire enterrer dans le cimetière de Plappeville.
Avant l’arrivée de Robert Herzfeld, elle a été la demeure de Louis Viansson-Ponté, maire de Plappeville.
Le Vieux Puits
Avant 1900, il n’y avait pas de conduite d’eau au village. Les habitants, pour leur consommation et celle des animaux, devaient tirer l’eau de puits ou de fontaines.
La margelle de ce puits a été déplacée pour permettre le passage des véhicules. L’emplacement initial est matérialisé par une plaque.
La Forge
Au 4 rue du Vieux Puits se situait l’atelier du ferronnier d’art Jean-Louis Hurlin.
Après l’obtention d’un CAP de forgeron serrurier en 1967, celui-ci découvre en 1989 la technique ancestrale du damas d’acier, dont il fait progressivement sa spécialité. Dès 1988, il travaille dans la forge, située rue du vieux Puits, où il restera jusqu’en 2003. Il réalise pour la commune de Plappeville la gargouille du lavoir du bas dans les années 1990 et en 2004 les lustres pour l’église Sainte-Brigide de Plappeville.
À partir de 1991, il entame ses recherches sur l’acier damassé et entre dans sa période de créations artistiques. Ces dernières seront exposées à Paris, Londres, Genève, Luxembourg, New-York. Il obtient de nombreux prix dont le 1er prix au congrès International des Forgerons d’Art à Aix-la-Chapelle en 1991, le prix européen des Métiers d’Arts et de Création Contemporaine en 1998 à Vienne et le prix européen des Arts Appliqués en 2012.
En 2000, il se voit attribué le titre de Maître d’Art par le ministère de la Culture et de la Communication pour ses travaux en acier damassé. Il est alors sollicité pour des commandes prestigieuses. En 2013, il réalise le reliquaire pour l’église Saint-Nicolas-des-Lorrains à Rome. En 2025, il réalise la lame pour l’épée de l’académicienne, Valérie Belin, plasticienne et photographe, pour son entrée à l’académie des Beaux-Arts.
Chemin en Chanoit
Les chanoines du Chapitre de la Cathédrale à qui appartenait le « Château de Tignomont » possédaient une forêt de chênes qui a donné son nom au chemin.
La Bonne Fontaine
La source ferrugineuse connue sous le nom de « Bonne Fontaine » se trouve à droite après avoir passé le petit pont. La renommée de cette source est très ancienne. Une inscription en caractères romains portant la date de 1603 était gravée sur un petit bâtiment destiné à réunir les divers ruisseaux qui convergeaient près de cette source. Il servait aussi à abriter les visiteurs.
À une centaine de mètres de la Bonne Fontaine se trouvait une petite chapelle (la Chapelotte) où, le 1er mai de chaque année, un prêtre venait dire la messe. Les Messins et les gens des environs y assistaient en grand nombre. La chapelle fut détruite en 1638, lors du passage des Croates.
La légende dit que les populations de Metz et des environs furent préservées, par l’usage salutaire de l’eau de la Bonne Fontaine, des épidémies meurtrières qui ont régné dans nos contrées à diverses époques. Grâce à cette eau, les compagnies d’artillerie au retour de la guerre de Sept Ans qui auraient dû être décimées par une violente dysenterie, auraient été épargnées…
La rue Jean Bauchez
« Greffier de Justice de Monseigneur l’éminentissime Cardinal de Lavalette, abbé de Saint-Symphorien du village de Plappeville et de Tignomont », Jean Bauchez appartient à une famille de paysans-vignerons possédant quelques biens. Né vers 1612, il épousa Lucrèce Richard et eut une fille Marguerite. On estime la date de sa mort vers 1680.
Grâce à son éducation assez avancée pour son époque et dont il a, sans doute, puisé les éléments dans les écoles de l’abbaye de Saint-Symphorien, Jean Bauchez est appelé aux fonctions de greffier de 1638 à 1672 et de maire de 1672 à 1676. Homme de charité et bon organisateur, il recrée la Confrérie de Saint-Sébastien et participe activement à celle de Notre-Dame.
Très jeune, Jean Bauchez commence par copier la « Chronique rimée de Metz », attribuée à Jean Le Chatelain qui couvre l’histoire messine de 1551 à 1620. Il y ajoute une suite en vers qui couvre la période 1620-1635 puis en prose jusqu’en 1651. Son manuscrit est un grand in-folio dont il ne reste que 330 pages. Il met surtout en lumière le rôle assigné à notre pays dans les affaires de la succession d’Autriche pendant la Guerre de Trente Ans.
La rue des Huit Hommes
À cet endroit, autrefois, les terrains étaient très marécageux. On raconte que de nombreuses vaches échappées d’un parc s’y seraient enlisées. La légende veut, qu’en ce lieu, existait une auberge. Un dimanche, au lieu d’aller à la messe, huit hommes se retrouvèrent là pour boire. Un violent orage éclata et hommes et maison furent engloutis. C’est ce qui a valu à ce lieu d’être appelé « La Fosse aux Huit Hommes ».
Les Hauts de Woicon
Jusqu’à la fin des années 50, la colline était propice à la culture de la vigne, grâce à son exposition et à un sol pierreux. Cette particularité est à l’origine du nom du quartier. Le terme « wacon » vient de l’allemand « wacke » ou « wacas » qui signifie cailloux, gravier. En 1773, ce nom Woicon est déjà utilisé pour désigner une parcelle de vignes située le long de la route reliant Plappeville à Metz. Ce nom a ensuite été donné à l’ensemble du quartier lors de sa construction.
Au moment des vendanges, plusieurs voisins venaient aider le propriétaire et tous se retrouvaient autour d’une bonne table pour déguster une oie.
Aujourd’hui, la colline offre un magnifique point de vue sur la ville de Metz au sud-est et sur le Mont Saint-Quentin au sud-ouest.
La place Albert Thiam
Albert Thiam est né en 1921 à Hampont, petit village de la région de Château-Salins, fils d’une famille de forestiers, bûcherons, charpentiers, menuisiers, sabotiers, ébénistes, sculpteurs, tous passionnés par cet extraordinaire matériau vivant qu’est le bois. Il épouse en 1946, Elisabeth Frémiot, avec qui il a 5 enfants dont deux, Jean-Hubert et Vincent s’adonneront à la sculpture dans des styles différents. La famille s’installe dans le village au 5 rue du Général Brion (en face de cette place) en 1957.
Très jeune, il poursuit la technique inventée et brevetée par son père, Aimé : la marqueterie qu’il développe constamment pour créer des scènes de vie quotidienne en Lorraine avec des assemblages de bois divers de notre région.
À l’église Sainte-Brigide, il réalise également un Chemin de Croix original où chaque scène n’est représentée que par des mains.
Albert Thiam a mis son talent et son temps au service de nombreuses associations et commissions municipales et a obtenu le titre de « citoyen d’honneur» de la commune de Plappeville.
Il est mort en 1998 et inhumé au cimetière de Plappeville.
Cette place portant son nom est inaugurée en octobre 2002.
Albert Thiam a laissé de nombreux dessins et aquarelles à la commune qui témoignent de la vie du village au cours du XXe siècle.
Le Pré du Taureau
Au XIXe siècle, à l’arrière du Centre Alpha, le long de la propriété du Clos Brion, la commune possédait un sentier et un pré où le taureau communal aux fins de reproduction vivait dans un enclos. Le village comptait, à l’époque, une trentaine de vaches !
Cet espace de 22 ares resta dans le patrimoine communal jusqu’en 1950 date où il fut vendu à la ville de Metz pour permettre l’extension du centre de réadaptation au travail (Alpha Plappeville aujourd’hui) qui y avait été construit. Cette vente aurait été conclue en échange de la promesse de la ville de Metz de desservir la commune par les TCRM (Transports en Commun de la Région Messine). En 2022, la ville de Metz a vendu l’assiette foncière d’Alpha Plappeville au groupe SOS, gestionnaire de l’établissement. La commune a profité de cette transaction pour acquérir, à l’euro symbolique, la bande de terrain nécessaire à la création de ce sentier qui relie désormais la salle polyvalente au stade.
Le sentier a été inauguré le 21 mars 2026 par Daniel Defaux, maire de la commune, et Yvette Illy, présidente honoraire de l’association « Les Amis du Vieux Plappeville », à l’initiative de sa dénomination.
Le Château Lavaux
Cette ancienne demeure a été la propriété du général Brion.
De famille lorraine, le général Brion est né à Saint-Mihiel en 1869. Après une brillante carrière militaire, il fait l’acquisition du château Lavaux en 1929. Il s’y retire avec sa famille en 1931. Des personnages illustres tels le général de Gaulle, le général Pétain, le général de Lardemelle et bien d’autres y sont accueillis.
Après l’école militaire de Saint-Cyr où il se classe parmi les premiers de sa promotion, le général Brion commande, pendant la guerre 1914 – 1918 un bataillon d’infanterie à Sedan. Il est blessé à la bataille de la Marne.
Il est ensuite désigné pour prendre les fonctions de Chef d’Etat-Major. Après la guerre, il est un des artisans de la Ligne Maginot avant de commander la 42° division de Metz. Il est Commandeur de la Légion d’Honneur, titulaire de la Croix de Guerre avec cinq palmes et une étoile, et de nombreux ordres étrangers.
Cadre de réserve, retiré à Plappeville, il consacre son temps à de nombreuses œuvres : Souvenir Français, Croix Rouge… activité partagée par sa fille Andrée (connue sous le nom de Mademoiselle Brion) qui fut aussi conseillère municipale à Plappeville.
La rue du Général Brion perpétue à Plappeville sa mémoire.
Alpha Plappeville
Ces bâtiments formant autrefois la caserne Sibille abritaient jusqu’en 1918 une section de mitrailleurs du 98ème régiment d’infanterie.
Aujourd’hui, cet espace est géré par « ALPHA Plappeville », dont la vocation est l’insertion sociale et professionnelle pour adultes.
ALPHA Plappeville est l’héritage d’une longue histoire, qui a débuté avec l’accueil de personnes atteintes de tuberculose.
L’Abbé Victor Schmitt, conscient de leurs difficultés, prend l’initiative en mai 1933 de constituer une association dénommée » Centre de Rééducation de Metz », afin de créer un centre de réadaptation au travail les conduisant dans la voie de la réinsertion professionnelle.
Appartenant à la ville de Metz, les bâtiments de l’ancienne caserne SIBILLE sont alors mis à la disposition de cette association, qui a pu accueillir, dès 1937, les premiers convalescents soignés par la communauté religieuse des sœurs de Peltre.
En 1945/46, l’association prend le nom de « Centre de Réadaptation au Travail » pour convalescents.
Pour remplir ses missions, l’association est agréée en 1947 par le ministère de la santé en tant que sanatorium de post cure et maison de réadaptation fonctionnelle.
En 1955, un nouvel agrément du ministère du travail lui accorde la qualité de centre de rééducation professionnelle.
L’association devient laïque dans les années 1970.
ALPHA Plappeville nait en 1986, de la refonte des statuts et rejoint le Groupe SOS Solidarités en 2017.
Le Breuil
Terre du Seigneur : ce nom viendrait du celte brolium ou brulium. Dans le Littré, il s’explique ainsi : bois, taillis ou buissons fermés de haies, servant de retraite aux animaux.
Ce vaste espace appartenait aux religieuses du Foyer Saint-Michel. Il comprenait un potager bordé de murs en pierre et un parc pour les vaches qu’elles élevaient. Le premier a été racheté par la société Batigère qui y a construit une rue (rue du Breuil) et une douzaine de pavillons. Le second a été acquis par la commune qui y a construit la salle polyvalente et l’Espace multi-accueil « Gribouille ». Le reste du terrain, laissé libre, est un lieu de rencontre privilégié des Plappevillois, en particulier lors des nombreuses manifestations qui y sont organisées.
Le pressoir, la vigne et la Croix de Station
Symbole du passé vinicole du village, ce pressoir, don d’une famille plappevilloise, a été remis en état et installé par l’Ordre des Vignerons de Plappeville en 1998.
La vigne
Une vigne, constituée de pieds de chardonnay, a été plantée par l’Ordre des Vignerons pour rappeler le passé viticole de la commune. En 1728, un dénombrement de la généralité de Metz permet de classer Plappeville comme la plus grosse commune viticole du Pays Messin Val de Metz. C’est le phylloxera, un ravageur de la vigne, qui contraindra à l’arrachage des pieds de vigne à la fin du 19e siècle. Malgré des replantations, les surfaces de vignes ont continuellement régressé ensuite. Le classement en zone AOC vins de Moselle le 16 novembre 2010 de plusieurs surfaces sur le ban communal a permis un renouveau de la culture de la vigne à Plappeville.
Le Christ en fonte a pu être réalisé grâce aux dons de plusieurs familles.
Le 26 mai 1878, premier jour des rogations, elle est bénie solennellement en présence de Mgr l’Evêque.
Lors de la Fête-Dieu, cet endroit était agrémenté d’un reposoir mis en place par les riverains. La procession partie de l’église s’y arrêtait avant de continuer son itinéraire vers le centre ALPHA où un autre reposoir était dressé.
Le ruisseau des Marivaux
Ce ruisseau prend sa source en contre-bas de l’arboretum. Il rejoint le ruisseau de la Bonne Fontaine aux Prés Saint-Jacques.
En 2025, dans le cadre du programme de renaturation du ruisseau de Saulny/Woippy et de ses affluents, l’Eurométropole de Metz a réaménagé le ruisseau des Marivaux le long de l’espace Multi-accueil et d’une partie de la rue du Breuil.
Le ruisseau du Corchu
Ce ruisseau est alimenté par les eaux passant par les lavoirs du haut et du bas. Il est canalisé le long de la rue du Général de Gaulle et de la ruelle Saint-Michel. Il se jette dans le ruisseau des Marivaux au niveau de l’espace Multi-accueil. L’origine du nom du Corchu est incertaine, elle pourrait évoquer un abattoir ou un enclos d’équarrissage.
Sainte Brie – le Grand Magasin
Après avoir pénétré dans les roches calcaires sur le plateau du Mont Saint-Quentin, les eaux de pluie s’infiltrent pour constituer des veines à leur arrivée dans les marnes, donnant naissance aux sources. Dans l’ancien hameau Sainte-Brie, situé autour de l’église, se trouve « le Grand Magasin », réservoir dans lequel les sources de la Haute Taye, de la Taye des Meuniers, des Corbeaux, des Marivaux et des Abreuvoirs se rejoignent.
À partir de 1705 et pendant plusieurs années, Plappeville a alimenté en eau une partie des fontaines de la ville de Metz. Ces eaux, que l’on réunissait dans de nombreux réservoirs dont les vestiges se voient encore sur le sentier des Marivaux, près du refuge des chauves-souris, étaient transportées par une conduite en bois de chêne sur la place Sainte-Croix, de là, elles coulaient vers la place Saint-Jacques. Cependant, les sources de Plappeville se troublant en temps de pluie et charriant des terres, cela a rapidement conduit à l’abandon de cet usage.
Réédition 2026 des chemins du patrimoine
Livret disponible en mairie
Rédaction : Daniel Defaux, maire, et les commissions « Communication » et Environnement » de la commune de Plappeville
Mise en page : Cathie Pont
Sources : Publications des « Amis du Vieux Plappeville »
Photos : mairie
Design plan et pictogrammes : Juliette Hœfler
Première édition : Octobre 2013

































































































